Les volets évalués

Cette section présente les quatre volets évalués de même que des explications sur les critères d’évaluation de l’oral des futurs enseignants et futures enseignantes. Des exemples d’erreurs fréquemment commises dans chacun des quatre volets sont également présentés. Enfin, vous pourrez consulter la grille d’évaluation utilisée lors de votre test. Les quatre volets évalués sont :

Voix et phonologie (LIN1017)

Le volet voix et phonologie se compose de différents critères liés à l’articulation, à la qualité de la voix, à la prononciation, à l’accentuation, au rythme et à l’intonation.

1. L’articulation 

La langue, la mâchoire et les lèvres sont les principaux articulateurs qui permettent la production des sons. Pour que l’articulation soit considérée comme adéquate, vous devez prononcer tous les sons de façon distincte, sans pour autant exagérer. Une articulation correcte ne sera pas perturbée par un balbutiement ou par l’escamotage de certains sons.Voici les problèmes les plus souvent recensés à ce critère d’évaluation.

  • Le balbutiement consiste en une articulation hésitante, un bredouillement qui se manifeste par la répétition d’un son, d’un mot ou même d’un groupe de mots.

Le… le balbutiement se confond par… parfois… avec… avec le… le bégaiement.

  • L’escamotage consiste à prononcer un mot en sautant quelques sons, voire une syllabe entière. On escamote souvent lorsque le débit est rapide.

Les diff’cultés des élèves du s’condaire embêtent le gouvern’ment féd’ral 
(Les difficultés des élèves du secondaire embêtent le gouvernement fédéral.)
Des amis, on peut jamais n’avoir trop.
(Des amis, on ne peut jamais en avoir trop.)

  • L’hyperarticulation consiste à prononcer les sons de façon exagérée.
  • La sous-articulation constitue une forme de marmonnement. Elle est causée par un manque de mobilité des lèvres ou une tension inadéquate des mâchoires (trop tendues ou trop relâchées).

2. La qualité de la voix

Un bon orateur ou une bonne oratrice doit s’assurer que sa voix porte suffisamment, c’est-à-dire que tous ceux et toutes celles qui l’écoutent puissent l’entendre sans effort.

Vous devrez vous assurer d’avoir un timbre agréable, une voix puissante et énergique, sans forcer inutilement vos cordes vocales.

Voici les problèmes les plus souvent recensés à ce critère d’évaluation.

  • Une faible portée de la voix correspond à un volume qui est insuffisant, ce qui fait en sorte que le discours est difficilement perceptible par les membres de l’auditoire.
  • La voix haut perchée est un peu trop haute, comme si la cage de résonance était dans la tête. La voix haut perchée est très rarement la voix naturelle d’une personne.

Une voix haut perchée est une voix qui se fatigue rapidement. 

  • Une voix tremblotante est une voix instable (souvent en raison du stress), qui nuit à la compréhension du discours et trahit un manque d’assurance.

Signalons par ailleurs deux autres problèmes moins courants :

  • La voix voilée, qui est une voix qui laisse passer un peu d’air en même temps que le son est produit.

Plusieurs chanteuses françaises ont ce type de voix voilée; pensons à Vanessa Paradis, par exemple.

  • La voix éraillée, qui est une voix plus ou moins brisée, que l’on pourrait décrire comme enrhumée.

Pierre Lebeau, l’acteur québécois, possède une voix rauque, sinon éraillée.

3. La prononciation

La prononciation peut être définie comme la manière dont un mot est articulé. La prononciation des sons peut varier, notamment en fonction de la région d’origine.  À Chicoutimi, à Montréal, à Paris, à Bruxelles ou à Marseille, les sons ne sont pas prononcés exactement de la même façon. De plus, la prononciation d’une même personne pourra varier selon qu’elle se trouve en situation de communication formelle ou familière. Dans le cadre de cette évaluation orale, ce qui est évalué, c’est votre capacité à prononcer correctement selon le français standard de votre variété régionale. Voici les problèmes les plus souvent recensés à ce critère d’évaluation.

  • La diphtongaison excessive. En français québécois standard, certaines voyelles sont allongées. Toutefois, dans un registre familier, il est fréquent de produire une diphtongue, c’est-à-dire deux sons courts et différents. La diphtongaison consiste donc à changer la valeur d’une voyelle dite longue en prononçant une voyelle qui se modifie en une autre voyelle. Lorsque la diphtongaison est excessive, elle nuit à la compréhension du propos.

paère (pour père)
scolaère (pour scolaire)
baeur (pour beurre)
paeur (pour peur)
maange (pour mange)
écraouse (pour écrase)

  • L’effacement de consonnes finales. À la fin d’un mot, lorsque plusieurs consonnes se trouvent réunies et suivies d’un e muet, il est fréquent de réduire le groupe de consonnes.

rentab’  (pour rentable)
quat’  (pour quatre)
minis’  (pour ministre)
J’ai rencontré le minis’ jus’ quat’ fois. (J’ai rencontré le ministre juste quatre fois.)

  • La fermeture du A ([a], [ɑ]). Le français québécois standard maintient la différence de prononciation du a, comme entre la et . Toutefois, il est fréquent, en français québécois familier, de marquer davantage ce contraste, ce qui mène à la prononciation stigmatisée en [ɔ].
  • La liaison consiste à lier la consonne finale du premier mot (généralement non prononcée) à la voyelle initiale du mot suivant. Pour une utilisation adéquate des liaisons, vous devez réaliser toutes les liaisons obligatoires et porter une attention particulière aux consonnes de liaison réalisées. Vous devrez éviter les pièges courants comme l’omission de certaines liaisons ou la production de liaisons inappropriées.
    • Liaison omise : En français, certaines liaisons doivent obligatoirement être produites. Les omettre constitue une erreur de prononciation en français standard.

Les enfants vont à l’école.

Nous avons loué un petit appartement.

    • Liaison inappropriée: Elle n’a pas lieu d’être puisqu’il n’y a pas de consonne qui permet de produire le son de liaison.

Une liaison t’inadéquate s’appelle t’un pataquès (une liaison inadéquate s’appelle un pataquès.)

Ça l’a tout l’air d’être le fruit de leur imagination.  (Ça a tout l’air…)
Ça l’arrive régulièrement.  (Ça arrive…)
Ça n’en prend… (Ça en prend…)
I’ n’en faut. (Il en faut.)
À part de t’ça, de bons élèves, vous n’en trouverez ici. (À part de ça, de bons élèves, vous en trouverez ici.)

  • La substitution ou l’ajout de phonèmes qui ne relèvent pas du français québécois oral standard. Le relâchement excessif des voyelles I, U et OU ([i], [y], [u])  et le maintien de certaines formes dites archaïques comme icitte et moé en sont des exemples.

vIte (pour vite, comme dans vitesse)
impUr  (pour impur)
rOUte (pour route)
L’élIte écOUte son discOUrs.

4. L’accentuation

L’accentuation permet de marquer la séparation entre les mots ou les groupes de mots grâce à la mise en relief d’une syllabe ou d’un mot. En français, l’accent tonique se place sur la dernière syllabe d’un mot ou d’un groupe de mots, syllabe qui sera prononcée avec un peu plus de force. L’accent d’insistance est plus subjectif puisqu’il est posé sur une syllabe normalement non accentuée, mais sur laquelle on souhaite attirer l’attention. Pour que votre accentuation soit adéquate, vous devez placer l’accent tonique en fin de groupe rythmique et utiliser de façon stratégique l’accent d’insistance.Voici les problèmes les plus souvent recensés à ce critère d’évaluation.

  • Accent tonique mal placé. Le fait de déplacer l’accent tonique vient perturber l’écoute, car cette accentuation incorrecte ne respecte pas le découpage des différents groupes rythmiques.
  • Insistance excessive. L’utilisation excessive de l’accent d’insistance nuit au discours, car ce dernier se retrouve criblé d’éléments sur lesquels on insiste sans raison particulière. Le message devient, dès lors, moins clair : les auditeurs ont de la difficulté à comprendre si l’on insiste sur presque tous les mots du discours.

L’accent d’insistance permet d’insister ou de mettre l’emphase sur un mot en particulier. 

Si on change constamment l’accent tonique de place, le discours devient rapidement incompréhensible.

Il faut se débarrasser de l’habitude de marteler les phrases par l’accent tonique.

5. Le rythme

Le rythme repose sur deux éléments importants, à savoir le débit et les pauses. Le débit est la vitesse de la parole. Certaines pauses sont naturelles dans un discours, d’autres moins.

Voici les problèmes les plus souvent recensés à ce critère d’évaluation.

  • Les pauses inappropriées peuvent être entre autres le résultat d’hésitations ou d’un désir de ne pas trop parler rapidement. Quelle que soit la raison, un discours criblé de pauses nuit à une bonne compréhension et finit par miner l’attention que l’auditoire y porte. L’absence de pauses perturbe le rythme et rend difficile le repérage des groupes rythmiques, ce qui nuit à la compréhension générale de la communication.
  • Le débit inapproprié correspond à une vitesse de la parole trop lente ou trop rapide. Un débit trop rapide entraine souvent d’autres problèmes comme l’escamotage ou la chute des consonnes finales. À l’opposé, un débit trop lent peut rendre votre discours endormant et difficile à suivre.
  • Les tics langagiers meublent les pauses (qui devraient être silencieuses) de sons qui n’ont pas lieu d’être, comme euh et tsé.

6. L’intonation  

L’intonation est le mouvement mélodique de la parole. Elle permet la variation de la hauteur de la voix à certains endroits. À l’oral, il importe de bien différencier les éléments du discours, et l’intonation permet d’y arriver. L’intonation permet de rendre un discours expressif, notamment en distinguant clairement les phrases interrogatives et les phrases exclamatives.

Voici les problèmes les plus souvent recensés à ce critère d’évaluation.

  • Le manque de variation (ton monocorde). Naturellement, la voix comporte des notes qui rendent le discours expressif. Le ton monocorde nuit à l’expressivité du discours étant donné que ce dernier est toujours produit sur la même note, ce qui ne permet pas de déceler la surprise, l’étonnement ou toute autre forme d’émotion. À l’inverse, l’excès de variation peut devenir un irritant puisque ce ne sont pas toutes les parties d’une présentation qui nécessitent un recours régulier à l’expressivité.

Les gammes de notes possibles dans une voix humaine permettent l’expressivité dans le discours. Quelle est la suite logique de l’expressivité ? L’intérêt des interlocuteurs, bien sûr !

  • Les fins de phrases étouffées.La fin d’une phrase déclarative est marquée par une intonation descendante. La diminution de l’intensité du son en fin de phrase survient parfois à la place de cette intonation descendante, ce qui est considéré comme inadéquat. Il en résulte une impression de manque de vigueur, et l’auditoire doit faire un effort afin de bien percevoir ce qui a été dit.

Les fins de phrases qui meurent constituent un défaut.
Il faut soutenir les finales.

  • Le ton de la récitation donne l’impression à l’auditoire que le locuteur ou la locutrice récite un texte appris par cœur. L’effet d’un tel ton sur une communication est désastreux puisque le ton de la récitation n’est ni naturel ni spontané.

Une personne qui écrit le texte de sa présentation puis l’apprend par coeur risque d’adopter le ton de la récitation. Il peut aussi résulter d’une trop grande préparation de la présentation!  Même si le texte n’a pas été écrit d’avance, ce ton donne l’impression que la personne qui parle lit dans sa tête.

Morphosyntaxe et lexique (LIN1018)

Le volet morphosyntaxe et lexique se compose de différents critères liés à la morphosyntaxe, à la syntaxe et au lexique.

1. La morphosyntaxe

[en construction]

Voici les problèmes les plus souvent recensés à ce critère d’évaluation.

  • Auxiliaire erroné
  • Erreur de genre ou de nombre du nom ou du pronom
  • Erreur de conjugaison
  • Erreur d’accord du verbe ou du participe passé
  • Erreur d’accord du déterminant ou de l’adjectif

2. La syntaxe

Les règles et principes qui régissent la construction des phrases de même que les relations entre les mots et les groupes de mots dans une phrase relèvent de la syntaxe. Ainsi, l’évaluation de ce critère repose sur la structure des phrases simples et complexes, la concordance des temps, la pronominalisation et le recours à différentes structures syntaxiques. Une bonne maitrise de la syntaxe se traduit notamment par la construction adéquate de phrases variées, l’emploi de pronoms de reprise appropriés, le choix des bons temps et des bons modes verbaux, l’utilisation appropriée des procédés de coordination et de subordination.

Voici les problèmes les plus souvent recensés à ce critère d’évaluation.

  • Phrases incomplètes.

En premier, la lecture du document que vous nous avez remis. Ensuite…

  • Erreurs dans les types et formes de phrases.

Pas personne ne croit à cette rumeur. (Personne ne croit à cette rumeur.)

Donne-moi-le, ton texte ! (Donne-le-moi, ton texte !)

  • Erreurs dans la subordination.

Dans la subordonnée relative

Les points que je veux vous parler aujourd’hui... (dont)
Les problèmes dont je vais faire allusion au cours de ma présentation… (auxquels)
La première question auquel il nous faut répondre... (à laquelle)
Ce de quoi il faut absolument parler… (Ce dont)

La raison pourquoi que je vous en parle…
(La raison pour laquelle je vous en parle…)

Dans la subordonnée circonstancielle

Comme que je vous l’ai dit quand que j’ai abordé le premier point…
(Comme je vous l’ai dit quand j’ai abordé le premier point…)

Dans la subordonnée complétive interrogative

Je me demande qu’est-ce que le ministère veut obtenir.
(Je me demande ce que le ministère veut obtenir.)

Il faut se demander quand est-ce que le gouvernement se décidera à adopter cette loi.
(Il faut se demander quand le gouvernement se décidera à adopter cette loi.)

J’aimerais savoir combien y en a-t-il parmi vous qui ont lu ce texte. 
(J’aimerais savoir combien il y en a parmi vous qui ont lu ce texte.)
(J’aimerais savoir le nombre d’étudiants qui, parmi vous, a lu ce texte.)

  • Erreurs de coordination

Dans la coordination, il faut coordonner des éléments de même statut.

 Il est important de faire attention à la structure des phrases et à les ponctuer correctement. (Il est important de faire attention à la structure des phrases et de les ponctuer correctement).

  • Erreurs de concordance des temps et choix du mode
[en construction]
  • Erreurs de pronominalisation

Je leur aide. (Je les aide.)

Je m’en attendais. (Je m’y attendais.)

Quand on appelle à l’UQAM, ils nous disent toujours de rappeler. (diverses solutions : Les réceptionnistes nous disent…  On se fait dire…)
J’ai croisé Héléna chez Marilou. Elle (?) n’avait pas l’air en forme.

  • Utilisation récurrente de certaines structures syntaxiques (phrases simples, emphatiques, impersonnelles, etc.).

C’est une personne qui travaille de manière minutieuse. C’est une personne dévouée à ses étudiants. C’est une personne qui a le désir de se surpasser chaque jour. C’est une personne qui réussit très bien dans la vie.

3. Le lexique

Le terme lexique désigne le vocabulaire d’une personne. Dans le cadre de l’évaluation, la compétence lexicale est évaluée selon la richesse et la variété du vocabulaire ainsi que la précision et l’emploi (normé ou non normé) des mots. Une bonne maitrise du lexique se caractérise par la justesse et la précision lexicale, l’emploi approprié des mots et le choix de prépositions adéquates. Par ailleurs, il faut choisir un registre de langue adapté au contexte, éviter les anglicismes critiqués, les répétitions inutiles et les structures passepartout.

Voici les problèmes les plus souvent recensés à ce critère d’évaluation.

  • Manque de justesse et de précision lexicales.

Les outils sont de plus en plus présents à l’école. (La tablette et le tableau interactif…)

  • Emploi inapproprié de certains mots (impropriétés, barbarismes, paronymes, erreurs de collocations, etc.).

infractus (infarctus)

un professeur imminent (éminent)

  • Prépositions erronées, absentes ou ajoutées.

se fier sur lui (se fier à lui)

échouer un examen (échouer à un examen)

pallier à un problème (pallier un problème)

  • Anglicismes critiqués.

Je suis en charge de ce projet. (Je suis responsable de ce projet.)

Je dois canceller la réunion. (Je dois annuler la réunion.)

  • Erreurs de registre (familier, populaire, vulgaire).

Ce bout de chou n’écoute jamais les consignes. (cet enfant)

  • Répétitions excessives des mêmes mots.

Les élèves devaient rédiger un texte. Les élèves ont écrit une histoire et les élèves ont appliqué leur méthode d’autocorrection.

  • Utilisation récurrente de termes vides de sens ou de structures passepartout.

faire un travail (accomplir un travail ou travailler…)
faire une chanson (écrire, composer… ou chanter)
et c’est pas mal ça.

Compétence discursive (LIN1019)

La compétence discursive repose sur la capacité à organiser son discours et sa pensée de façon claire et structurée. Elle repose sur quatre grands critères, soit le traitement du sujet, l’organisation du discours, l’articulation des idées et la pertinence du discours.

1. Traitement du sujet

Le traitement du sujet repose sur des choix stratégiques qui influenceront les idées retenues pour la communication orale.

  • L’intention de communication. Dans le cadre de cette présentation, l’intention de communication sera d’informer votre auditoire. Vous devrez présumer qu’il s’agit d’informations nouvelles à transmettre à un auditoire adulte.
  • La délimitation du sujet. Il s’agit de sélectionner les idées principales et secondaires pertinentes en lien avec le sujet traité.
  • La quantité d’informations à transmettre. Les idées choisies doivent être développées de façon équivalente (gestion du temps). Pour satisfaire à ce critère, il est nécessaire que le développement de vos idées principales soit au cœur de votre présentation.

2. Organisation du discours

Un discours organisé s’appuie sur un plan perceptible et clair. Le plan type comporte trois parties principales : l’introduction (ou l’ouverture), le développement et la conclusion (ou la fermeture), délimités par des connecteurs. Il est nécessaire d’introduire votre sujet et de conclure de façon agréable et efficace. Votre développement doit proposer une hiérarchie nette entre les idées principales et les idées secondaires. Les idées présentées doivent être liées par un fil conducteur, qui facilite l’organisation et la compréhension du discours. Selon le sujet choisi, il est possible de sélectionner plus d’un modèle d’organisation des idées, et le fil conducteur est rendu explicite par l’utilisation de connecteurs spécifiques. Ainsi, un ordre chronologique servira davantage une leçon historique, et le lien entre les idées sera marqué par des connecteurs comme après, ensuite, dès lors, depuis, dorénavant, etc. À l’inverse, la présentation d’un phénomène météorologique reposera sur une structure qui présente d’abord les causes d’un phénomène et qui expose ensuite ses effets possibles. Ce type de présentation s’organise à l’aide de connecteurs comme par conséquent, ainsi, de ce fait, etc.

Voici les problèmes les plus souvent recensés à ce critère d’évaluation.

  • Ouverture et fermeture mal formulées ou omises. L’ouverture et la fermeture du discours sont essentielles pour une bonne présentation de la direction de votre présentation. Les négliger nuira à l’organisation du discours ainsi qu’à l’écoute active de votre auditoire.
  • Problème de fil conducteur. Les idées retenues ne sont pas liées par un fil conducteur.
  • Désorganisation du discours / plan non perceptible. Le plan n’émerge pas du discours. Par exemple, il est difficile de repérer les trois grandes parties du discours et de distinguer les idées secondaires des principales.
  • Manque de connecteurs ou connecteurs erronés. Le manque de connecteurs nuit au lien entre les idées ou les connecteurs choisis sont mal employés.
  • Sorties hors sujet. Ces sorties se produisent lorsque vous passez d’un sujet à l’autre sans prévenir, sans marquer la rupture ou le nouveau point abordé dans le discours par un connecteur ou un autre moyen (pause, intonation, accent tonique).

3. Articulation des idées

L’articulation des idées est la façon de présenter les idées retenues et de hiérarchiser les informations constitutives du développement. Pour que l’articulation de votre discours soit perçue comme adéquate, il est important que chacune de vos idées principales soit suffisamment développée, grâce à des définitions ou à des exemples pertinents. De même, des liens clairs entre idées principales et idées secondaires doivent être faits pour permettre une bonne mise en relief des éléments pertinents.

Voici les problèmes les plus souvent recensés à ce critère d’évaluation.

  • Idées mal développées. Les idées principales ne sont pas suffisamment développées parce qu’il n’y a pas assez d’exemples, de définitions à l’appui ou d’explications.
  • Manque d’enchainement entre les idées. Les idées ne se suivent pas ou les idées secondaires ne servent pas à appuyer les idées principales.
  • L’absence de relief dans la présentation des idées. Toutes les idées sont sur le même plan; les idées secondaires sont traitées comme des idées principales. Ce problème se produit lorsqu’un locuteur ou une locutrice met en relief certains éléments du texte moins importants, laissant croire à l’auditoire qu’il s’agit d’informations primordiales.
  • La confusion entre une idée et un exemple. Il est important de s’assurer que les exemples viennent soutenir une idée principale ou secondaire, mais qu’ils ne remplacent pas l’énonciation de cette idée.
  • La répétition inutile des idées. Cette répétition alourdit le discours, multiplie les informations superflues et nuit à la progression de votre présentation. Il faut savoir résumer sa pensée, synthétiser ce qui a été dit. Il faudra pourtant éviter de revenir toujours sur le même sujet, de répéter inutilement une idée si l’auditoire l’a déjà comprise. Toutefois, une synthèse peut être utile à la fin d’une idée principale pour rappeler les éléments essentiels qui ont été abordés.

4.Pertinence et crédibilité du discours

Tous les exemples, tous les supports pour les idées utilisés lors de votre évaluation orale doivent avoir leur pertinence, sinon vous risquez de perdre de la crédibilité et d’affaiblir la portée de votre message.

Voici les problèmes les plus souvent recensés à ce critère d’évaluation.

  • Présence d’idées non pertinentes. Les idées présentées n’ont peu ou pas de lien avec le sujet choisi.
  • Présence d’exemples non pertinents. Un choix inadéquat d’exemples nuit à la crédibilité. De même, une surutilisation d’exemples détourne l’attention de votre auditoire du véritable sujet. Les exemples sélectionnés doivent servir la progression du discours.
  • Confusion ou contradiction. Les informations présentées doivent être justes. De même, à l’intérieur de votre discours, il ne doit pas y avoir de contradiction.  Par exemple, les informations présentées en introduction ne doivent pas contredire celles que vous avancerez ensuite dans votre développement.
Compétence communicative (LIN1016)

La compétence communicative englobe l’ensemble des éléments non verbaux impliqués dans la communication orale. Ces éléments incluent les interactions avec l’auditoire, l’utilisation du non verbal et les différentes attitudes adoptées pendant la présentation.

1. Interaction avec l’auditoire

Une bonne interaction demande une prise en compte de l’auditoire, c’est-à-dire de porter une attention particulière aux participants, participantes et d’avoir conscience du contexte de communication. Il est important d’établir un bon contact avec son auditoire et de savoir le maintenir tout au long de la présentation.  Parmi les stratégies de contact efficaces, vous pouvez avoir recours à l’interpellation, l’interrogation, l’humour, etc.

Voici les problèmes les plus souvent recensés à ce critère d’évaluation.

  • Une forme de présentation trop familière ou trop formelle pourra créer une cassure entre vous et votre auditoire, en plus de traduire une mauvaise compréhension de la situation de communication.
  • La difficulté à établir et à maintenir le contact avec l’auditoire. Les stratégies de contact sont inefficaces ou inexistantes, ce qui laisse l’impression d’un mur entre la personne qui présente et l’auditoire.
  • La difficulté à susciter et à maintenir l’intérêt de l’auditoire. La présentation ne réussit pas à capter l’intérêt de l’auditoire, n’est pas attrayante. La personne qui présente montre peu de considération à l’égard de la bonne compréhension de l’auditoire.

2. Utilisation du langage non verbal

Le langage non verbal constitue une facette cruciale de la communication. Il s’agit de bien utiliser l’espace alloué; de bouger un peu et de façon cohérente; de bien regarder les personnes à qui vous vous adressez. Il n’y a pas que la parole qui peut transmettre un message, l’ensemble de vos gestes le peut aussi. Le langage non verbal influencera positivement ou négativement l’écoute de votre auditoire, notamment en fonction des gestes que vous faites, de votre capacité à vous positionner et à utiliser l’espace, de votre capacité à maintenir un bon contact visuel avec les membres de l’auditoire.

Voici les problèmes les plus souvent recensés à ce critère d’évaluation.

  • Présence figée. L’absence de mouvements et de gestes mène à une présence figée, qui désintéresse l’auditoire.
  • La mauvaise utilisation de l’espace. Être mal positionné par rapport à l’auditoire ou ne pas utiliser efficacement l’espace dont on dispose pour donner vie à sa présentation.
  • Piétinement ou balancement. Se balancer de gauche à droite, d’avant en arrière nuisent à la concentration de votre auditoire.
  • Posture inadéquate. Avoir une posture trop relâchée, les bras ou les jambes croisés indique une mauvaise compréhension de la forme de présentation et peut même exprimer une fermeture à l’auditoire.
  • Tics nerveux. Se frotter les mains, se jouer dans les cheveux peut distraire votre auditoire.
  • Les gestes répétitifs ou exagérés. Ce sont des gestes que l’auditoire finit par remarquer et qui peuvent les distraire.
  • Les gestes en désaccord avec le discours. Ils dénotent un manque de cohérence et risquent de donner des signaux contradictoires à votre auditoire.
  • La consultation abusive des notes empêche l’orateur de s’ouvrir à son auditoire, d’être réellement présent et conscient de ce qui se passe autour de lui.
  • L’évitement du contact visuel avec l’auditoire ou un balayage visuel inadéquat limitent le contact avec l’auditoire et donnent l’impression d’une fermeture à ce dernier. La difficulté à soutenir les regards témoigne souvent d’un manque d’aisance.

3. Attitude

Les attitudes adoptées lors d’une présentation orale donnent de précieux indices sur votre état d’esprit lors de cette interaction. Pour que votre attitude soit perçue comme adéquate, vous devrez faire preuve d’aisance devant votre auditoire et contrôler les principales manifestations de stress, tout en vous assurant de rester naturel(le). Une attitude dynamique rendra votre présentation énergique et faire preuve d’enthousiasme témoignera d’un réel intérêt pour votre sujet et d’un désir sincère de communiquer ces nouvelles informations à votre auditoire.Voici les problèmes les plus souvent recensés à ce critère d’évaluation.

  • Le manque d’aisance. La personne qui présente ne semble pas en contrôle de son présentation, notamment en raison du stress.
  • Le manque de naturel. Le discours et le langage non verbal semblent artificiels, trop planifiés.
  • Le manque de dynamisme. Il traduit un manque d’énergie et de tonus général dans la présentation.
  • Le manque d’enthousiasme. Il donne l’impression que la personne qui présente n’a pas envie d’être là; elle n’est pas souriante, chaleureuse.
Grille d’évaluation des quatre volets

Voici le lien vers la grille d’évaluation.